COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU COLLECTIF UNITAIRE
DE LA 10ème CIRCONSCRIPTION DE L'ESSONNE DU 15 DECEMBRE
60 participants - Sensibilités présentes : PCF, PRS, Alternatifs, Verts, élus divers gauche, syndicalistes, associatifs
Le débat s'est engagé après deux brèves introductions de deux délégués ayant participé à la rencontre des 9 et 10 décembre. L'un et l'autre ont indiqué leur désarroi dans la manière dont ils avaient vécu la rencontre nationale, transformée selon eux en un débat pour ou contre MGB. Ils ont déploré le décalage existant entre la sérénité et le sérieux des débats des collectifs locaux en regard de ceux de la rencontre nationale. La discussion a aussi reflété ce désarroi. L'inquiétude de voir le processus unitaire se disloquer sur le nom s'est fortement exprimée.
Très largement (mais pas unanimement) les intervenants ont indiqué leur regret que le choix majoritaire de MGB après la consultation des collectifs locaux se soit heurté à la notion "du double consensus". Beaucoup ont indiqué que cette méthode accordait un rôle disproportionné "aux appareils politiques" au détriment de l'expression souveraine des militants des collectifs.
Pour autant, le constat du blocage au niveau des organisations politiques met la dynamique unitaire en péril, comment s'en sortir ?
Des militants communistes ont dit s'être sentis blessés par des propos jugés comme étant des exclusives s'apparentant à des procès d'intention sur la réalité de la politique du PCF. Ils ont réaffirmé que leur choix de MGB obéissait non à une logique étroite de parti, mais à la conviction qu'elle seule avait les atouts de compétence, de notoriété et de garantie que le processus de rassemblement ne se déporte pas sur l'extrême gauche, mais reste dans une approche à vocation majoritaire couvrant tout l'arc du champ progressiste.
Les militants PRS ont évoqué le nom de Jean-Luc Mélenchon, pouvant selon eux, servir de "trait d'union". Cette proposition a été peu relayée considérant qu'elle venait un peu tard dans le débat. Celle de Claude Debons n'a pas été évoquée. La discussion s'est ensuite portée sur : "faut-il que MGB s'efface ?" Des militants communistes et d'autres sensibilités ont indiqué qu'ils attendaient ce geste de la direction du PCF. D'autres s'y sont opposés considérant cette solution comme une mise en cause du processus démocratique.
En tout état de cause, une très nette majorité de celles et ceux qui ont évoqué un "effacement" ne le conçoivent non par l'effacement de la seule MGB, mais de tous les autres candidats. Car si MGB ne fait pas consensus au niveau des organisations, elle est majoritaire dans les collectifs. En revanche Yves Salesse et Clémentine Autain qui ne font pas plus consensus dans les organisations ne peuvent se prévaloir du choix des collectifs. C'est dans ce cadre que le nom de Francis Wurtz a été porté par quelques intervenants. Assez majoritairement, malgré les doutes qu'une telle proposition puisse être de nature à débloquer la situation au niveau des organisations, cette hypothèse a été considérée comme une option sérieuse à ne pas négliger en lien avec le fait, qu'à deux exceptions près, tous les intervenants ont considéré qu'il était légitime que l'éventualité d'une nouvelle candidature émane du PCF.
La réunion s'est conclue en considérant qu'il était inutile de procéder à un nouveau vote, la discussion se suffisant à elle-même. En revanche, quelle que soit l'issue du débat, la volonté de continuer à faire vivre le collectif de la 10ème a été réaffirmée.
PV réalisé par
Francis DIENER (Elu divers gauche), Jean-Pierre SOUYRI(Alternatif),François SALAMONE (PCF),
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