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Mardi 16 janvier 2007
Une quarantaine de personnes se sont retrouvées à Fleury-Mérogis. Notre dernière réunion date de décembre, après l’échec des assises de Saint-Ouen.

F. SALAMONE a introduit la discussion.

La situation créée suscite des débats, des discussions passionnées. Tous les points de vue se respectent dès lors que nous respectons le point de vue des autres. F. SALAMONE ressent le désarroi, le gâchis.

Que faire maintenant ?

Les collectifs qui avaient opté pour M.G. BUFFET sont souvent en campagne pour elle. D’autres collectifs sont en situation d’attente en espérant que quelque chose se débloque. La presse parle à nouveau de J. BOVE (une pétition est en circulation favorable à sa candidature, sur laquelle figurent quelques communistes).

Les 20 et 21 janvier, une assemblée générale de « collectifs » se prépare qui souhaite s’organiser, mais en excluant le PCF, notamment dans la participation à cette réunion. Ce n’est donc pas une réunion de « collectifs unitaires » qui se prépare.

La LCR a désigné son candidat, le PCF également. Il serait proposé lors de l’AG le retrait de ces deux candidats et la recherche d’une candidature qui trouve consensus. D’autre part C. DEBONS et Y. SALESSE publient des textes et appellent à une recomposition des forces politiques pour créer un nouvel espace, un « nouveau parti » qui intègrerait des militants de LCR et du PCF, en désaccord avec les candidats désignés au sein de leurs partis respectifs. Ce débat n’est pas tabou car il y a des choses à réfléchir pour sortir du cadre établi MAIS ce qui pose question, c’est ce que cela arrive maintenant, sur le tard. La recomposition n’a jamais été abordée avant.

On peut se demander si certains n’avaient pas cette idée en tête dès le départ. François doute que ce soit le bon moment pour aborder cette question.

Il nous faut asseoir une attitude politique du collectif unitaire.

François met des questions en débat :

  • comment vivons-nous la candidature de MGB ; quelle est notre position.

  • Concernant les législatives, poursuivons-nous notre objectif. Un appel à candidatures avait été lancé. Il n’y a pas de retour sauf le PCF de la 10ème circonscription qui propose Patrick BARDON. Faut-il décider ce soir ou faut-il poursuivre la réflexion. Nous aurons aussi à travailler sur la suppléance, le contenu, les moyens pour mener la campagne, quel collectif de campagne.


Si nous ne tranchons pas ce soir, et ce serait légitime (car l’actualité pèse), quelle délai se donner.

On peut se demander ce que la personne, qui ne lit pas, qui n’est pas au fait réel de l’actualité, pense de la situation actuelle. Il y a maintenant urgence de nous adresser au plus grand nombre et notamment à ceux qui attendent un changement politique dans ce pays en lien avec l’acuité des préoccupations sociales.

LE DEBAT


C. DELEGLISE (Morsang) : avec la candidature de M.G. BUFFET, où va-t-on au niveau du collectif unitaire ? Nous n’avons pas d’esquisse de la campagne qui va être menée au niveau de ce collectif.


M. JERPHANION (Morsang) : lors de la précédente réunion, elle était partagée sur la candidature de MGB, car pas assez rassembleuse.


Elle a changé d’avis et est déterminée à voter MGB car c’est la candidature qui représente les collectifs ; elle est le garant du programme que nous avons élaboré. Il faut axer notre discours là-dessus.

J. FILLODEAU (Morsang) : Elle est déçue ; pas sûre de voter MGB, ne fera pas la campagne avec le collectif et ne soutiendra pas. On est loin des préoccupations des couches populaires. Elle ne veut pas voter pour S. ROYAL. Les communistes ne sont pas ressentis comme des rassembleurs mais comme des diviseurs.

M. RAUZE (Morsang) : beaucoup de déception ressentie. Sur la 10ème, on a commencé tôt le travail en collectif, dès mai ; débats et initiatives ont été organisés et aujourd’hui, c’est l’échec. Aucune des candidatures n’a fait consensus.

Dans le même temps, on a fait un bout de chemin. Elle souhaite poursuivre le débat y compris avec ceux qui n’étaient pas d’accord avec la candidature de MGB. Personne ne doit s’accaparer le collectif local et national, ni MGB, ni quiconque d’autre.


La candidature de MGB n’est pas la candidature du PCF ; c’est une candidature à disposition du mouvement anti-libéral. Même démarche que notre attitude lors du référendum du 29 mai ; nous ne nous sommes pas accaparés le « non ».


Les candidatures actuellement médiatisées : cela ne fait pas le compte. D’où la nécessité de nous adresser notamment aux couches populaires, aux jeunes. Les questions d’emploi, de salaires ne sont pas dans les programmes Sarko/Ségo.


Le regret de Marjolaine : trop de décisions ont été prises par le « sommet » et notamment le programme. On ne se l’ait pas approprié. Cette situation n’a pas aidé à élargir notre adresse en direction des citoyens.


P. GRANDJEAT (Morsang) : au départ, il ne voulait pas de candidature à l’élection présidentielle ; il souhaitait que l’on traite directement de la préparation des élections législatives. Il n’a pas changé d’avis mais, en même temps, il regrette la situation actuelle. Il ne faut pas que l’on perde notre énergie. Il pense qu’il existe un terrain pour des candidatures des collectifs unitaires en vue des législatives.


François ne partage pas la position de P. GRANDJEAT sur la présidentielle. Il rappelle les questions posées en début de réunion et préconise que nous ayons une attitude politique.


Une citoyenne de St Michel : Déçue que rien ne soit sortie de la réunion de Saint Ouen. Elle ne souhaite pas que le PCF et MGB soient perçus comme les responsables de cette situation d’échec.


Il faut à présent entrer en campagne ; il ne reste plus que 100 jours. Il y a Le Pen, Sarko, le PS alors que, nous, on se pose encore des questions ! Les élections présidentielles et législatives doivent s’articuler. Actuellement, ce que les citoyens ont en tête, c’est par exemple les retraites.


M. LOPEZ (Ste Geneviève des Bois). Déçu par la situation ; il s’était prononcé pour une autre candidature que celle proposée par le PCF. Nous ne devons pas aujourd’hui renoncer à l’idéal du rassemblement, à sa construction mais on ne peut pas tout confondre. Il faut identifier clairement MGB comme candidature du PCF mais qui porte les espoirs des forces populaires et anti-libérales mais pas des collectifs unitaires.


C. LEGARRERES (Morsang) : Il y a une perdition. La réunion de ce soir n’est pas représentative de la composition du collectif qui existait auparavant. Nous n’avons pas la légitimité pour décider. Il faut préserver le collectif. Il ne sait pas ce que MGB représente ; il ne sait pas s’il fera la campagne pour MGB.

E. ACKERMANN (Morsang) : il faut analyser ce qui s’est passé. Ce qui a manqué au collectif, c’est son élargissement populaire. On se rend compte aujourd’hui qu’il y avait dans la tête de certains, l’idée de recomposition politique. Il n’y a pas eu de débat démocratique dans l’ensemble des organisations. Tout le monde a été piégé dans ce débat et c’est pour cela que l’étape de la présidentielle a échoué.


Le collectif de ce soir n’est pas représentatif ni légitime. MGB est la candidature du rassemblement.


Le débat de ce soir ne lui convient pas : il faut que l’on se positionne par rapport aux gens, aux coups qui vont être portés d’ici la fin de la législature.


On ne peut laisser la situation en l’état. La candidature de MGB permet d’aborder les questions de société, d’idées, le débat concret. Il faut partir de la souffrance des gens. Ce soir, elle ressent que nous avons des débats de « sommet ».


P. REVERTE (Grigny) : Il faut partir de ce qui nous rassemble depuis le début. Nous avons un espace pour continuer le travail engagé même si l’échec est difficile à ressentir. Le « sommet » ne nous a pas écouté.


Face à « l’offre politique », il y a de nombreux militants des forces de gauche qui s’engageront aux côtés de MGB. Au sein du PRS de Grigny, il y a des militants qui ne veulent pas voter S. ROYAL.


Notre urgence, c’est d’aller à la rencontre des couches populaires car le risque d’abstention ou de « vote utile » est fort. Il signale plus de 1800 nouveaux inscrits sur les listes électorales de Grigny.


D. AMAR (Morsang ) : Déçu de l’issue. Il faut à présent entrer en campagne avec MGB, les gens attendent.


J.M. BRUN (Morsang) : la recomposition de la gauche n’est pas une question anodine ; elle nous est posée et est légitime. Mais le problème, c’est qu’elle ne peut se décider d’en-haut. Il n’existe pas deux organisations qui ont le même périmètre de recomposition. Il va falloir travailler cette question : entre organisations ou avec les gens ?


Comment sortir de cette situation de blocage : la décision des communistes est une décision en responsabilité. Il faut faire l’expérience de la sincérité et de l’utilité de la campagne de MGB.


F. DIENER (Morsang) : quelle attitude prendre ce soir pour que MGB rassemble ? Il pense qu’il ne faut pas précipiter les choses ; ne pas donner l’impression d’imposer ; MGB s’imposera naturellement, au fil de la campagne.


Beaucoup de gens sont déçus ; il nous faut élargir le rassemblement, mettre en débat les 125 propositions mais on peut le faire dans le cadre des législatives (élection qu’il faut travailler sérieusement, en construisant une candidature de large rassemblement sur la 10ème).


B. SALESSE (Morsang) : débat de ce soir difficile mais nécessaire. Il y a eu le programme dont il nous faut nous emparer tout en continuant à discuter lors des législatives.

Est-ce que, lors de nos réunions, tout le monde était sincère ; beaucoup plus de gens, que ce soir, y sont venus. Y a-t-il, dans la 10ème, des personnes qui ne croyaient pas à la démarche, dès le départ ?


P. BARDON (Morsang) : Déception chez les communistes, quelque soit le candidat porté, et chez les non-communistes. Entrer en campagne ne veut pas dire, être d’accord tout de suite.


Sur les législatives, P. BARDON ne sera pas le candidat du « PCF ». Il est communiste mais dans une démarche collective. Son ambition : être le député anti-libéral. Il n’est pas favorable que l’on désigne, ce soir, le candidat aux législatives. Quelle légitimité du collectif. Il faut que chacun fasse effort et discute avec les gens en demandant leur avis notamment sur les législatives.


P. MOUCHEL (Ste Geneviève) : ne pas se précipiter pour imposer, construisons ensemble. Il faut informer la population de nos débats mais aussi de nos propositions, à partir de leurs préoccupations.


G. RODRIGUEZ (Morsang) : nécessité d’élargir le rassemblement. Il n’y a pas de temps à perdre ; il nous faut débattre et faire connaître nos propositions.


Les gens ne veulent pas Sarko car ils ne veulent plus de mauvais coups. Il y a matière à faire bouger les choses (par exemple, sur les retraites).


J. MARQUINE (Morsang) : Elle ne veut pas attendre car les coups pleuvent (augmentation des loyers…). MGB est la seule qui portera de réelles propositions dans le domaine du logement.


G. LE BIHAN (St Michel sur orge) : nécessité de faire redescendre les réflexions de ce soir car le collectif national attend les réactions des collectifs locaux. Depuis le mois de mai, nous sommes membres du collectif de la 10ème, nous avons signé un appel ; nous avons chacune et chacun la liberté de dire que nous nous engageons dans la campagne.


Rien ne nous empêche de faire confronter les programmes dont celui du collectif.


F. SALAMONE conclut l’échange.


Lors des réunions du collectif, ce sont 650 personnes qui sont convoquées, informées avec un compte-rendu relayé dans chaque ville.


Il est proposé qu’à l’issue de la réunion de ce soir, le collectif ne prenne aucune position s’engageant pour la candidature de MGB. Cette situation n’est certes pas figée ; elle évoluera en fonction de la campagne de MGB et des débats que nous mènerons. Il pense que la candidature est de nature à élargir.


En ce qui concerne les législatives, P. BARDON n’est pas le candidat du PCF. A aucun moment, cela n’a été abordé ainsi. Il est issu du PCF mais sa candidature est de rassemblement anti-libéral et, espérons-le, « du rassemblement de la 10è ». Nous avons réussi, au niveau de la 10ème, à maintenir le dialogue entre nous avec une cohérence. Nous avons toujours fait ce que nous avons dit. Nous n’avons pas de reproche à nous faire et, c’est pour cela, qu’il nous faut poursuivre dans le cadre des élections législatives.


Il faut se donner du temps et prendre rendez-vous pour une prochaine rencontre notamment pour aborder les candidatures titulaire et suppléante. Proposition que la rencontre se déroule avant la première semaine de février.


Une information est communiquée suite à la réunion départementale des collectifs qui s’est tenue le 8 janvier. Seuls, 5 collectifs étaient représentés (10ème, les Ulis, Corbeil, Evry, Palaiseau). Il y a eu le même débat que celui que nous rencontrons ce soir. Il a été convenu d’avoir un appel en direction de l’ensemble des collectifs unitaires de l’Essonne afin d’avoir une attitude politique cohérente et cela concerne aussi la campagne des législatives pour faire émerger des candidatures anti-libérales.

Par Collectif Essonne 10 ème - alternative 2007 - Publié dans : réunions - invitations et comptes-rendus
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