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Samedi 17 février 2007

Compte rendu de la réunion de coordination départementale

des collectifs antilibéraux,

tenue à Morsang le vendredi 9.02.2007


Présents: Corbeil, Sud Essonne, Massy, 10ème circonscription, Palaiseau, Les Ulis, Evry

Excusés: Ris-Orangis, Val d'Yerres (ces derniers en réunion)

Ordre du jour:

1) Information et échange sur l'avancement des travaux du collectif national unitaire; point sur les présidentielles.

2) Élections législatives dans l'Essonne: possibilité d'une attitude commune des antilibéraux.


1) Le collectif national (information par Élisabeth Gauthier)

Après l'impossibilité d'aboutir à une candidature commune aux présidentielles, et le démarrage des campagnes des différents candidats, il est évident qu'aucun d'entre eux ne peut se réclamer comme issu «des collectifs», puisqu'il n'y a eu consensus sur aucun nom.Le collectif national, sous une configuration différente due au départ ou au changement de statut de quelques-uns de ses membres, souhaite continuer son travail, en vue d'approfondissement et d'élargissement du débat antilibéral, afin de préserver les acquis de la dernière période, de ne pas aggraver la déception ou la confusion que peuvent ressentir les militants à la base (quel que soit leur choix pour les présidentielles), et de laisser ouverte pour l'avenir la question du rassemblement de la gauche antilibérale. La réalité des différentes candidatures aux présidentielles accroît la volonté d'arriver à des candidatures communes pour les législatives, qui devient maintenant l'objectif de plusieurs collectifs locaux. Le collectif national peut dans ce cas jouer un rôle de coordonateur.


Le débat entamé après la réussite du NON de gauche au référendum européen se poursuit à plusieurs niveaux. Il est aujourd'hui évident, d'après les différentes options des uns et des autres au sein du collectif national, leurs différentes interprétations du programme (des 125 propositions) et leurs différents rapports avec le pouvoir, que la synthèse souhaitée pour les présidentielles était impossible. Quant à la réunion «des collectifs» des 20-21 janvier à Montreuil, loin d'être la traduction d'un courant unitaire cohérent, elle s'est muée en soutien à la candidature Bové, avec la perspective de la création d'une «nouvelle force politique» dont les assises se tiendraient en octobre. Mais là aussi, l'accord n'est pas unanime. La gauche antilibérale a encore du chemin à parcourir.


Dans le débat, nous avons abordé la question de la préservation de l'unité sous l'angle des législatives, mais avant tout sous celui de l'opposition claire à la droite de Sarkozy. Démontrer les contradictions et les tromperies de son programme conduira à une rencontre de la gauche antilibérale avec les citoyens, notamment dans les quartiers populaires, où le discours de la droite semble trouver un écho inquiétant. Promouvoir les thèses antilibérales, issues de notre travail commun, renforcera le rassemblement malgré nos différences, et répondra du même coup aux attentes de l'électorat de gauche.


Cependant, certains doutent de l'efficacité d'une telle confrontation avec la droite, craignant le cliché «tout sauf Sarkozy», qui conduit à préférer le vote Royal. Les antilibéraux, selon eux, doivent surtout s'occuper des problèmes concrets de leur territoire, des réalités vécues. Or, l'un n'empêche pas l'autre, et la réponse à ces problèmes ne peut être que politique: elle consiste à opposer les visées de la droite, parfois même des socialistes (exemple: le plateau de Saclay et le positionnement de Huchon, président de la Région IDF, socialiste favorable à l'Europe libérale) à celles de la gauche. Si nous voulons que le discours de la gauche soit entendu, il nous incombe de le diffuser le plus largement possible, en démontrant la différence entre les antilibéraux et les sociaux-libéraux, et en nous opposant fermement à la droite. Nous sommes les seuls à pouvoir le faire.


2) Législatives en Essonne (introduction par François Salamone)

Il a d'abord été précisé qu'il n'existe aucun accord secret entre le PCF et le PS concernant les candidats aux législatives. Cela procède d'une rumeur malveillante, qui prétend que les cartes sont déjà distribuées, ce qui est faux. Mais il est bien évident qu'au 2e tour il faut voter pour le candidat de la gauche le mieux placé pour battre la droite.



La coordination départementale ne se substitue pas aux collectifs, qui sont souverains, s'ils veulent désigner leurs candidats. Mais elle peut servir de lien, aider à la mutualisation des moyens y compris financiers, veiller à la représentativité (parité, mixité sociale etc.) et à l'équilibre politique. Il est nécessaire de tenir compte des situations différentes dans chacune des 10 circonscriptions. Le souhait de trouver des candidatures issues des collectifs qui ne soient pas toutes unicolores, ne signifie pas pour autant une recherche absolue de la candidature «indépendante», qui n'est pas en soit une panacée. Les antilibéraux doivent être représentés par des candidat(e)s de qualité, volontaires pour mener la bataille, qu'ils soient ou non communistes. Bien sûr, la loi oblige le rattachement *administratif* des candidats à une formation politique existante et reconnue: c'est pourquoi on pourrait envisager leur rattachement au PCF, avec les soutien le plus large possible. La question d'une «nouvelle force politique» qui porterait ces candidatures n'est pas du tout d'actualité.


La situation par circonscriptions:

* dans la 1re, les deux collectifs (Évry et Corbeil/Villabé) ont débattu et voté les deux candidatures proposées (Bourges, Stiti), en gardant une option sur celle de Doussain (PRS) (absente en congés). Ils ont décidé de commencer la campagne le plus tôt possible.

* dans la 10e, même configuration, avec une réunion du collectif prévue pour discuter (et ratifier) les deux candidatures proposées (Bardon, 1er adjoint au maire PCF de Morsang, une représentante du monde associatif de Ste-Geneviève).

* dans la 3e, où il n'y a jamais eu de collectif, la campagne a déjà commencé avec Philippe Camo, Conseiller Régional et sa suppléante, Maire-Adjointe à Saint Germain les Arpajon, connue dans le monde associatif.


Dans les autres circonscriptions, les débats sont en cours avec des situations variées et des hypothèses plus ou moins abouties:


Dans le débat, deux tendances se font jour, correspondant à deux conceptions politiques différentes, et à deux façons différentes de considérer le rapport entre présidentielles et législatives.


L'urgence sociale, et la nécessité de ne pas laisser la voie à gauche accaparée par un PS à tendance sociale-libérale ne constitue pas, pour certains, un argument suffisant pour commencer vite la campagne des législatives. La recherche des candidatures antilibérales peut attendre, afin de voir dans l'avenir proche se construire une nouvelle force politique, avec de nouveaux réseaux départementaux qui se déclareraient dans les villes et les quartiers. Cette option, à l'instar de celle prônée nationalement par les partisans de Bové, considère que la situation politique est mouvante, que les partisans «historiques» et «novateurs» qui confrontent leurs options aujourd'hui pourraient trouver une «autre voie» d'expression politique demain. Selon cette option, de nouvelles discussions sont nécessaires entre antilibéraux de toute tendance (allusion même à la LCR, bien qu'elle présente ses propres candidats dans toutes les circonscriptions), afin de réaffirmer leur accord sur les contenus, éventuellement sous la forme d'un texte diffusé dans le 91. Si une décision rapide est prise, elle fermerait la route à d'éventuelles évolutions à venir.


Cependant, la majorité des participants s'accordent pour dire que le temps nous est compté, que la proximité des deux élections raccourcit la campagne législative et réduit les chances d'une intervention de la gauche antilibérale et que plusieurs collectifs locaux avaient affirmé leur volonté de rester ensemble pour les législatives: si nous voulons préserver l'unité, nous devons séparer les deux campagnes. Tant que notre voix reste confinée dans les cercles militants, en attendant une nouveauté incertaine, la droite s'implante, et le PS monopolise la gauche. Il est important de mesurer quelles sont les demandes du public auquel nous nous adressons et les objectifs du rassemblement. Il n'est pas question de reproduire ici, avec des débats sans fin et de l'inaction, ce qui n'a pas marché au collectif national. Les organisations politiques comme le PCF, qui continue à participer aux travaux de tous les collectifs, ont leurs règles internes et leur souveraineté, mais le but de leur participation n'est pas du tout d'imposer des candidat(e)s, ni de faire adopter une «ligne politique». Il n'est pas question de créer un clivage où des candidats «tendance Bové» s'opposeraient à d'autres, «tendance Buffet». L'existence de quelques communistes en décalage avec les décisions de rassemblement votées au 33e congrès ne doit pas servir de prétexte pour s'opposer aux candidatures communistes uniquement parce qu'elles sont communistes, sans prendre en compte les réalités de terrain et en niant de fait aux communistes le droit de représenter les forces antilibérales dont ils font partie.


En conclusion, il a été précisé que *toutes* les candidatures antilibérales, d'où qu'elles émanent, doivent se déclarer le plus rapidement possible, afin que toutes les cartes soient sur la table, et qu'il n'existe aucun soupçon de manipulation de la part des uns et des autres.


Une nouvelle réunion de coordination se tiendrait le mercredi 14 mars (date à confirmer, lieu à préciser).

Par Collectif Essonne 10 ème - alternative 2007 - Publié dans : réunions - invitations et comptes-rendus
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